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Iode (I)

L'oligo-élément de la thyroïde, né dans les algues.

L'iode est un halogène indispensable : notre thyroïde l'utilise pour fabriquer les hormones qui règlent le métabolisme. Sa carence, qui touche encore des centaines de millions de personnes, est la première cause évitable de retard mental dans le monde, d'où l'ajout d'iode au sel de table. On l'utilise aussi comme désinfectant et dans les produits de contraste des radiographies.

Numéro atomique
53
Symbole
I
Masse atomique
126,9 u
Famille
Halogènes
État à 0 °C
Solide
Découverte
1811, Bernard Courtois

Origine du nom

Du grec iôdês, violet, couleur de sa vapeur.

À quoi il ressemble

Cristaux gris-noir à reflets métalliques violets. Chauffé doucement, il se sublime, c'est-à-dire qu'il passe directement en une vapeur violette spectaculaire.

Où le trouve-t-on ?

Environ 0,45 ppm de la croûte terrestre. L'eau de mer en contient environ 0,06 mg par litre, que certaines algues concentrent des milliers de fois. Les principaux gisements sont les nitrates du désert d'Atacama (Chili) et des saumures souterraines au Japon.

Comment on le produit

Au Chili, on le récupère en lessivant le caliche, un minerai de nitrates ; au Japon, dans des saumures pompées avec le gaz naturel. La production mondiale est d'environ 30 000 tonnes par an, dont près des deux tiers au Chili.

À quoi sert-il ?

Au quotidien

Rôle dans le vivant

Essentiel : il entre dans la composition des hormones thyroïdiennes (T3 et T4). Un adulte a besoin d'environ 150 µg par jour. Sa carence provoque le goitre (gonflement de la thyroïde) et, chez l'enfant à naître, des troubles graves du développement. C'est l'élément le plus lourd indispensable à l'être humain.

Dangers

En grande quantité, l'iode pur est irritant et corrosif, et ses vapeurs sont toxiques. L'iode 131 radioactif, libéré lors d'accidents nucléaires, se fixe sur la thyroïde : on distribue alors des comprimés d'iodure de potassium pour saturer la glande avec de l'iode stable.

Histoire

En 1811, le salpêtrier parisien Bernard Courtois fabrique du salpêtre pour la poudre des armées napoléoniennes à partir de cendres d'algues. En ajoutant de l'acide sulfurique, il voit s'élever une vapeur violette qui se condense en cristaux sombres. Gay-Lussac le nomme iode, du grec iodes, « violet ».

Le saviez-vous ?