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Dysprosium (Dy)

« Difficile à obtenir » : le dysprosium porte bien son nom et vaut de l'or pour les aimants.

Le dysprosium est l'ingrédient secret des aimants qui doivent rester puissants à chaud, comme dans les moteurs de voitures électriques. Quelques pour cent suffisent, mais ses gisements sont rares et concentrés en Chine et en Birmanie. C'est l'une des matières premières les plus surveillées de la transition énergétique.

Numéro atomique
66
Symbole
Dy
Masse atomique
162,5 u
Famille
Lanthanides
État à 0 °C
Solide
Découverte
1886, Paul-Émile Lecoq de Boisbaudran

Origine du nom

Du grec dysprositos, « difficile à obtenir ».

À quoi il ressemble

Métal argenté brillant, assez mou pour être coupé, qui ternit lentement à l'air.

Où le trouve-t-on ?

Environ 5 ppm dans la croûte terrestre. Il provient principalement des argiles ioniques du sud de la Chine et du nord de la Birmanie, et du xénotime.

Comment on le produit

Extraction des argiles par lessivage, puis séparation par extraction par solvant ; le métal est obtenu par réduction du fluorure par le calcium. L'extraction en Birmanie s'accompagne souvent de graves dégâts environnementaux.

À quoi sert-il ?

Au quotidien

Rôle dans le vivant

Aucun rôle biologique connu ; faiblement toxique.

Dangers

Faible toxicité ; poussières inflammables. Les impacts majeurs sont environnementaux, liés à l'extraction minière.

Histoire

Lecoq de Boisbaudran l'isola sous forme d'oxyde en 1886 après plus d'une trentaine de précipitations successives, effectuées dit-on sur le marbre de sa cheminée. D'où son nom, du grec dysprositos, « difficile d'accès ». Le métal pur ne fut obtenu que dans les années 1950, par Frank Spedding à l'université de l'Iowa.

Le saviez-vous ?