Samarium (Sm)
L'aimant qui ne craint pas la chaleur, et le premier élément nommé (indirectement) d'après une personne.
Le samarium forme avec le cobalt des aimants un peu moins puissants que ceux au néodyme, mais qui résistent bien mieux à la chaleur et à la corrosion. On l'emploie aussi en médecine pour soulager les douleurs des cancers des os, et en géologie pour dater les roches les plus anciennes.
- Numéro atomique
- 62
- Symbole
- Sm
- Masse atomique
- 150,36 u
- Famille
- Lanthanides
- État à 0 °C
- Solide
- Découverte
- 1879, Paul-Émile Lecoq de Boisbaudran
Origine du nom
De la samarskite, minéral nommé d'après l'ingénieur russe Samarski.
À quoi il ressemble
Métal argenté brillant, assez dur, qui reste relativement stable à l'air sec avant de se ternir lentement.
Où le trouve-t-on ?
Environ 7 ppm dans la croûte terrestre, trois fois plus que l'étain. On le trouve dans la monazite, la bastnäsite et la samarskite.
Comment on le produit
Séparé des autres terres rares par extraction par solvant ou échange d'ions. Le métal s'obtient en réduisant son oxyde par du lanthane, puis en distillant le samarium, plus volatil.
À quoi sert-il ?
- Aimants samarium-cobalt pour l'aéronautique, le militaire et les moteurs chauds.
- Samarium-153, médicament contre les douleurs des métastases osseuses.
- Absorbeur de neutrons dans les réacteurs nucléaires.
- Iodure de samarium, réactif de synthèse en chimie organique.
- Datation samarium-néodyme des roches et météorites.
Au quotidien
- Micros de guitare électrique haut de gamme
- Petits moteurs et capteurs dans les avions
Rôle dans le vivant
Aucun rôle biologique connu.
Dangers
Toxicité faible. Le samarium-153 médical est radioactif et administré en milieu hospitalier sous contrôle strict.
Histoire
Le Français Paul-Émile Lecoq de Boisbaudran l'identifia en 1879 dans la samarskite, minéral lui-même nommé d'après Vassili Samarski-Bykhovets, ingénieur des mines russe. C'est ainsi le premier élément dont le nom rend hommage, indirectement, à une personne réelle.
Le saviez-vous ?
- Le samarium-147 naturel est radioactif, mais si lent (demi-vie de 106 milliards d'années) qu'il sert de chronomètre géologique.
- Les aimants SmCo fonctionnent encore au-delà de 300 °C, là où les aimants au néodyme perdent leur force.
- Le samarium-149, produit dans les réacteurs, est un « poison » qui freine la réaction en chaîne.