Praséodyme (Pr)
Le « jumeau vert » qui colore les céramiques et renforce les aimants.
Le praséodyme fut longtemps confondu avec le néodyme : les deux formaient un prétendu élément, le « didyme » (« jumeau »). Ses sels sont d'un joli vert, et il donne un jaune vif aux céramiques. Aujourd'hui, il est surtout employé avec le néodyme dans les aimants permanents les plus puissants.
- Numéro atomique
- 59
- Symbole
- Pr
- Masse atomique
- 140,91 u
- Famille
- Lanthanides
- État à 0 °C
- Solide
- Découverte
- 1885, Carl Auer von Welsbach
Origine du nom
Du grec prasios didymos, « jumeau vert ».
À quoi il ressemble
Métal argenté, mou et malléable, qui se couvre à l'air d'une couche d'oxyde verdâtre qui s'écaille, exposant le métal frais.
Où le trouve-t-on ?
Environ 9 ppm dans la croûte terrestre, plus que l'étain. Il accompagne toujours les autres terres rares légères dans la bastnäsite et la monazite.
Comment on le produit
Il est séparé des autres lanthanides par extraction par solvant. Souvent, on ne le sépare même pas du néodyme : le mélange « NdPr » est directement utilisé pour fabriquer les aimants.
À quoi sert-il ?
- Aimants néodyme-fer-bore, en alliage avec le néodyme.
- Pigment jaune des céramiques et émaux (jaune de praséodyme).
- Verres de protection des souffleurs de verre et soudeurs (verre « didyme »).
- Alliages de magnésium pour moteurs d'avion.
- Électrodes de carbone pour l'éclairage de studio.
Au quotidien
- Carrelage ou vaisselle émaillée jaune
- Moteur de voiture électrique
- Lunettes de souffleur de verre
Rôle dans le vivant
Aucun rôle biologique connu ; il est peu absorbé par l'organisme.
Dangers
Toxicité faible à modérée. Comme les autres lanthanides, le métal finement divisé peut s'enflammer à l'air.
Histoire
En 1841, Mosander isola le « didyme », qu'il croyait être un élément. En 1885, Carl Auer von Welsbach parvint à le scinder en deux par des centaines de cristallisations fractionnées : le praséodyme (« jumeau vert ») et le néodyme (« nouveau jumeau »).
Le saviez-vous ?
- Les verres au didyme bloquent la lumière jaune intense du sodium, ce qui permet aux souffleurs de voir le verre en fusion à travers la flamme.
- En 2013, des physiciens allemands ont « arrêté » la lumière pendant une minute dans un cristal dopé au praséodyme.
- Il doit son nom à la couleur verte de ses sels.