← Tableau périodique

Actinium (Ac)

Le chef de file des actinides, qui brille d'un bleu fantomatique.

L'actinium a donné son nom à toute la famille des actinides, la rangée du bas du tableau périodique. C'est un métal très radioactif, si rare qu'on ne l'obtient qu'en milligrammes. Longtemps simple curiosité de laboratoire, il est devenu prometteur en médecine : l'actinium 225 sert à détruire des cellules cancéreuses de façon très ciblée.

Numéro atomique
89
Symbole
Ac
Masse atomique
227 u
Famille
Actinides
État à 0 °C
Solide
Découverte
1899, André-Louis Debierne

Origine du nom

Du grec aktis, rayon.

À quoi il ressemble

Métal argenté et mou. Sa radioactivité est si intense qu'elle excite l'air environnant, ce qui le fait luire d'une pâle lueur bleue dans l'obscurité.

Où le trouve-t-on ?

Présent à l'état de traces dans les minerais d'uranium, où il naît de la désintégration de l'uranium 235 : environ 0,2 milligramme par tonne d'uranium. Son isotope le plus stable, l'actinium 227, a une demi-vie de 21,8 ans.

Comment on le produit

On l'obtient surtout en irradiant du radium 226 avec des neutrons dans un réacteur nucléaire. L'actinium 225 médical est extrait de la désintégration du thorium 229 (issu de vieux stocks d'uranium 233) ou produit avec des accélérateurs de particules.

À quoi sert-il ?

Au quotidien

Rôle dans le vivant

Aucun rôle biologique. S'il pénètre dans l'organisme, il se fixe principalement dans le foie et les os.

Dangers

Extrêmement radioactif et radiotoxique : à masse égale, l'actinium 227 est des centaines de fois plus radioactif que le plutonium 239. Il ne se manipule qu'en boîtes à gants blindées.

Histoire

André-Louis Debierne, collaborateur des Curie, l'identifie en 1899 dans les résidus de pechblende. L'Allemand Friedrich Giesel le découvre indépendamment en 1902 sous le nom d'« émanium ». Le nom de Debierne, du grec aktis (« rayon »), a été retenu.

Le saviez-vous ?