← Tableau périodique

Nickel (Ni)

Le cuivre du diable, devenu le gardien de l'inox.

Le nickel est un métal argenté, résistant à la corrosion et magnétique. Il entre surtout dans la fabrication de l'acier inoxydable et, de plus en plus, des batteries de voitures électriques. Le noyau de la Terre en contient une part notable, comme les météorites métalliques. C'est aussi la première cause d'allergie de contact.

Numéro atomique
28
Symbole
Ni
Masse atomique
58,693 u
Famille
Métaux de transition
État à 0 °C
Solide
Découverte
1751, Axel Fredrik Cronstedt

Origine du nom

De l'allemand Kupfernickel, « cuivre du diable ».

À quoi il ressemble

Métal blanc argenté légèrement doré, brillant, dur et ductile, qui garde son éclat à l'air.

Où le trouve-t-on ?

Environ 85 ppm de la croûte terrestre, mais le noyau terrestre en contiendrait environ 5 %. Les gisements sont soit des sulfures (Canada, Russie), soit des latérites tropicales (Indonésie, Philippines, Nouvelle-Calédonie).

Comment on le produit

Les sulfures sont concentrés puis fondus ; les latérites sont fondues en ferronickel ou dissoutes à l'acide sous pression. La production minière avoisine 3,5 millions de tonnes par an, dont environ la moitié en Indonésie, en très forte croissance.

À quoi sert-il ?

Au quotidien

Rôle dans le vivant

Non essentiel pour l'humain, mais indispensable à de nombreuses plantes et bactéries, où il active l'uréase, une enzyme qui décompose l'urée. Certaines plantes « hyperaccumulatrices » de Nouvelle-Calédonie en concentrent plusieurs pour cent dans leurs tissus.

Dangers

Le nickel est l'allergène de contact le plus fréquent, touchant environ 10 à 15 % des femmes en Europe ; une directive européenne limite donc sa libération par les bijoux. Les poussières de certains composés sont cancérogènes par inhalation, et le nickel tétracarbonyle est un gaz extrêmement toxique.

Histoire

Les mineurs saxons appelaient Kupfernickel, « cuivre du diable », un minerai rougeâtre qui ressemblait au cuivre mais n'en donnait pas. En 1751, le Suédois Axel Fredrik Cronstedt y isole un nouveau métal qu'il nomme nickel. En 1864, l'ingénieur Jules Garnier découvre en Nouvelle-Calédonie le minerai qui porte son nom.

Le saviez-vous ?