Seaborgium (Sg)
Le premier élément baptisé du nom d'un homme encore vivant.
Le seaborgium honore Glenn Seaborg, codécouvreur de dix éléments dont le plutonium, et chimiste qui a réorganisé le tableau périodique en isolant la ligne des actinides. Il a été nommé de son vivant, une première controversée. On n'en a jamais produit que quelques atomes à la fois ; les rares expériences montrent qu'il se comporte comme le tungstène. Son isotope le plus stable connu, le seaborgium 269, a une demi-vie de l'ordre de quelques minutes.
- Numéro atomique
- 106
- Symbole
- Sg
- Masse atomique
- 269 u
- Famille
- Métaux de transition
- État à 0 °C
- Inconnu
- Découverte
- 1974, Albert Ghiorso et al. (Berkeley)
Origine du nom
En hommage au chimiste Glenn T. Seaborg.
À quoi il ressemble
Jamais observé en quantité visible ; on prédit un métal très dense, peut-être argenté.
Où le trouve-t-on ?
Absent de la nature.
Comment on le produit
En 1974, l'équipe de Berkeley et de Livermore l'a produit en bombardant une cible de californium 249 avec un faisceau d'ions oxygène 18 dans un accélérateur. Ses isotopes les plus durables apparaissent aujourd'hui dans les chaînes de désintégration d'éléments plus lourds, comme le flérovium et le livermorium.
À quoi sert-il ?
- Recherche fondamentale uniquement
- Vérifier si les éléments superlourds respectent encore les tendances du tableau périodique
Au quotidien
- Aucun — n'existe que quelques instants en laboratoire
Rôle dans le vivant
Aucun rôle biologique.
Dangers
Radioactif, mais produit atome par atome : aucun danger pratique.
Histoire
En 1974, Albert Ghiorso, Kenneth Hulet et leurs collègues de Berkeley et Livermore identifient l'élément 106, tandis que Doubna revendique au même moment une découverte contestée. Les résultats américains sont confirmés en 1993. L'IUPAC hésite à accepter un nom de personne vivante, puis valide « seaborgium » en 1997.
Le saviez-vous ?
- Seaborg s'amusait du fait qu'on pouvait lui écrire à l'adresse « Seaborgium, Lawrencium, Berkelium, Californium, Americium » — autrement dit le laboratoire Lawrence de Berkeley, en Californie, aux États-Unis.
- En 2014, une équipe internationale au RIKEN (Japon) a fabriqué le premier composé carbonyle d'un superlourd, l'hexacarbonyle de seaborgium, avec une poignée d'atomes.
- Seaborg est mort en 1999, deux ans après la reconnaissance officielle de « son » élément.